22/07/2014

Les enfants qui s'aiment "Jacques Prévert"



Les enfants qui s'aiment                  (image sur le net)

Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout
Contre les portes de la nuit
Et les passants qui passent les désignent du doigt
Mais les enfants qui s'aiment
Ne sont là pour personne
Et c'est seulement leur ombre
Qui tremble dans la nuit
Excitant la rage des passants
Leur rage, leur mépris, leurs rires et leur envie
Les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne
Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit
Bien plus haut que le jour
Dans l'éblouissante clarté de leur premier amour

 
"Jacques Prévert"



I ragazzi che si amano

I ragazzi che si amano si baciano in punta di piedi
Contre le porte della notte  
Ed i passanti che passano li segnano con il dito
Mais i ragazzi che si amano
Ne sono là per nessuno
Ed è solamente la loro ombra
Che trema nella  notte
Provocando la rabbia dei passanti
La loro rabbia, il loro disprezzo, le loro risa e la loro invidia
I ragazzi che si amano non sono là per nessuno
Loro sono altrove bene più lontano della notte
Ben più in alto del giorno
Dell'abbagliante chiarezza del loro primo amore

"Jacques Préve"


01/07/2014

Toujours toi dans ma vie ◘ Sempre tu nella mia vita


~ TOUJOURS TOI DANS MA VIE ~                       "image sur le web"

J’aime allonger ma main désormais vieillie
vers les étoiles pour exorciser le rêve interdit.
Pouvoir échapper à la douleur de ce père qui me fuit
en rendant difficile tout contrôle de mon existence,
aucune explication, seulement le vide dedans et
l’incapacité de comprendre ce qui m'entoure


La vie devient l’habitude d’un fantôme entouré par
des gens toujours différents sans noms sans spontanéité,
c’est comme une prison qui m'écrase, il me reste de toi
seulement le relâchement de ton absence
apprendre à résister à la douleur et à la défaite
et puis quand avoir feint d'oublier la douleur,
être femme, et moi aussi parent, alors
recommencer à vivre, à sourire à la vie…


Soudain sans pitié une nouvelle douleur se répète
les nuits insomniaques me font sombrer dans une douce folie
chercher dans mes souvenirs des réponses jamais données
chercher entre la foule ton petit visage qui me fuit aussi,
mais ce nouveau drame est bien différent,
il n'existe pas de mots, ni de poètes, non plus
de ménestrels pour décrire ou crier la douleur.


On dit le temps efface tout, écourte la douleur
après avoir vécu en moi jour après jour,
mois après mois et d'avoir ouï ton cri primal
la haine me dévore, et la douleur de t’avoir perdue
m'envahit… NON!!!..


NON!! PERSONNE ne peut comprendre
la souffrance qui s’installe dans les entrailles
quand on perd une fille, la cicatrice reste toujours là
continue à brûler toute l'âme atrophiée,
la cohabitation avec mon être devient un
travail difficile, incapable de comprendre les
belles paroles de réconfort que diront les amis.


Cruellement on entend l'alarme d'une âme en peine,
un cœur oublié transporté dans l'ébriété paix nostalgique,
insensée exaltation qui confond rêve et réalité
c’est une porte ouverte à une douce névrose,
aucun psy, aucune étude sur ce sujet ne peuvent
donner un sens à la vie, te redonner à moi
te redonner la vie comme ce jour de ta naissance
demain tu aurais soufflé tes bougies…


On dit qu’écrire soulage la peine
Non !! c’est une utopie aucun écrit ne pourra
effacer cette douloureuse absence de toi…


Lina Randazzo
1 juillet 2014
Copyright © 2012. All Rights Reserved.
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~ ~*~ ~
 ~ SEMPRE TU NELLA MIA VITA ~


Amo allungare la mia mano ormai invecchiata
verso le stelle per esorcizzare il sogno proibito.
Poter sfuggire al dolore di quel padre che mi fugge
rendendo difficile tutto controllo della mia esistenza
nessuna spiegazione, solamente il vuoto dentro e
l'incapacità di comprendere ciò che mi circonda.


La vita diventa l'abitudine di un fantasma circondato da
persone sempre diverse senza nomi senza spontaneità,
è come una prigione che mi schiaccia, mi resta di te
solamente il rilassamento della tua assenza
imparare a resistere al dolore ed alla sconfitta
e quando poi aver finto di dimenticare il dolore,
essere donna, ed anch’io genitore
allora ricominciare a vivere a sorridere alla vita …


Improvvisamente senza pietà un nuovo dolore si ripete
le notti insonnie mi fan sprofondare ad una dolce follia
cercare nei mie ricordi delle risposte mai date
cercare tra la folla il tuo visino che mi fugge anche
ma questo nuovo dramma è ben diverso,
non esiste parole, né poeti, neanche
menestrelli per descrivere o gridare il dolore.


Si dice il tempo cancella tutto, abbrevia il dolore
dopo avere vissuto in me giorno dopo giorno,
mese dopo mese e di avere udito il tuo grido primal
l'odio mi divora, ed il dolore di averti perso
mi invade...NO!!!..

  NO!!! NESSUNO può capire
la sofferenza che s'installa nelle viscere
quando si perde una figlia, la cicatrice resta sempre là,
continua a bruciare tutta l'anima atrofizzata,
la coabitazione con il mio essere diventa un
lavoro difficile, incapace di comprendere le
belle parola di conforto che diranno gli amici.


Crudelmente si sente l'allarme di un'anima in pena,
un cuore dimenticato trasportato nell'ebbrezza nostalgica pace,
insensata esaltazione che confonde sogno e realtà
è una porta aperta ad una dolce nevrosi,
nessun psicologo, nessun studio su questo argomento possono
dare un senso alla vita, ridarti a me
ridarti la vita come quel giorno della tua nascita
domani avresti soffiato le tue candeline...


Si dice che scrivere alleggerisce la pena
No!!! è un'utopia nessuno scritto non potrà
cancellare questa dolorosa assenza di te...


Lina Randazzo
1 luglio 2014
Copyright © 2012. All Rights Reserved.

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