14/04/2013

Luigi TENCO


Luigi Tenco, à Cassine le 21 mars 1938 et mort à San Remo le 27 janvier 1967 (à l'âge de 28 ans), est un chanteur italien et un compositeur, comme il se considérait lui-même.
Son suicide, alors qu’il se trouvait à Sanremo pour participer au festival de la chanson italienne, a été longtemps entouré d’un voile de mystère.
voici la chanson à San Remo de cette nuit fatale   ( http://youtu.be/bcv17Lov62Y    Luigi Tenco - Ciao amore, ciao - 1967)
Il n’a pas connu son père, Giuseppe, qui mourut avant sa naissance dans des circonstances jamais totalement élucidées. Certains1 affirment que Giuseppe n’était pas son vrai père et qu’il serait le fruit d’une relation extraconjugale de sa mère, Teresa Zoccola.
Il passe sa première enfance entre Cassine et Ricaldone, d’où est originaire sa mère.
En 1948, la famille se déplace vers la Ligurie, d'abord à Nervi et ensuite à Gênes, où sa mère ouvre un commerce de vins. Il fréquente, avec d’assez bons résultats, d'abord le lycée classique puis le lycée scientifique.
Durant ces années, il crée (en 1953) un groupe musical, le Jerry Roll Boys Jazz band (composé de Danilo Dègipo à la batterie, Bruno Lauzi au banjo, Alfred Gerard à la guitare et lui-même à la clarinette). Puis le groupe I Diavoli del Rock est constitué avec Roy Grassi et Gino Paoli.
Il s’inscrit à la faculté d’Ingénierie puis à celle de Sciences politiques. Pendant cette période, il fait partie du Modern Jazz Group de Mario De Sanctis. Avec Marcello Minerbi et Luigi Coppola il crée un trio au nom curieux de Trio Garibaldi, qui n'a qu'une vingtaine de jours d'existence.
Ses débuts discographiques remontent à 1959 avec le groupe Les Cavaliers, dont font partie Gianfranco Reverberi, Paolo Tomelleri, Enzo Jannacci et Nando De Luca, et qui enregistre le 45 tours Mai, suivi de Mi chiedi solo amore. C'est à cette époque que Luigi Tenco adopte le pseudonyme de Gigi Mai.
•  La nuit tragique de San Rémo
En 1967 il se présente, peut-être à contrecœur, au Festival de San Rémo avec la chanson Ciao amore ciao, chantée, comme c’était l’usage à cette époque, par deux chanteurs séparément: d'abord Tenco lui-même, ensuite Dalida.
Selon quelques témoignages, il semble qu'initialement Tenco n'appréciait pas Ciao amore ciao, mais Dalida réussit à le convaincre de la présenter au festival.
Ce détail montre l'ironie du sort, compte tenu de tout ce qu’il advint par la suite. La chanson n'est pas retenue à la soirée finale du Festival, se classant à la douzième place. Au repêchage, c'est la chanson La rivoluzione de Gianni Pettenati qui fut choisie. Tenco en fut totalement découragé.
Revenu dans sa chambre de l’hôtel Savoy, il est par la suite trouvé mort, une balle dans la tête, par Dalida elle-même.
On trouva dans la chambre un billet écrit de sa main qui portait ces mots :
« Je n’ai voulu que le bien au public italien et je lui ai dédié inutilement cinq ans de ma vie. Je fais ceci non parce que je suis fatigué de la vie (pas du tout) mais comme un acte de protestation contre un public qui envoie "Io tu e le rose" en finale et contre une commission qui sélectionne "La rivoluzione". J'espère que cela servira à ouvrir des yeux... Ciao. Luigi.  »
Ceci, évidemment, sur le moment, fit penser que le suicide était l’unique explication à cette mort absurde. D’autant plus que Tenco avait fait l’acquisition, l'année précédente, d’un revolver pour sa défense personnelle. Toutefois, pendant plusieurs décennies, de nombreux doutes se sont accumulés sur les causes réelles de sa mort : par exemple, le corps fut retrouvé avec une blessure par balle à la tempe gauche : détail particulièrement troublant, Tenco n’était pas du tout gaucher. En outre on ne retrouva jamais le projectile responsable de la mort.
Pour ces raisons, après des années de pressions exercées par la presse, le 12 décembre 2005, soit 38 ans après le drame, le Procureur général de San Rémo demande l’exhumation du corps pour tenter d’établir la vérité une fois pour toutes, c'est-à-dire pour savoir si Tenco s’était suicidé ou, comme la rumeur en avait couru durant toutes ces années, s'il avait été assassiné pour des raisons à déterminer.
Le 15 février 2006, l’affaire Tenco est officiellement déclarée close. En effet, la nouvelle expertise du corps de Tenco aboutit à retenir de nouveau la thèse du suicide, toutes les autres hypothèses étant écartées. Cependant, contre toute attente, la balle n’a pas été retrouvée dans le crâne, et naturellement la thèse d'un assassinat continue de circuler en dépit de la décision de justice.
 • Chronologie des événements
En 1961 il sort son premier disque solo sous son vrai nom : I miei giorni perduti.
En 1962, il traverse une brève expérience cinématographique avec le film La cuccagna di Luciano Salce, dans lequel il chante le morceau "La ballata dell'eroe", composé par son ami Fabrizio De André.
Toujours dans les années soixante, il noue une grande amitié avec le poète anarchiste gènois Riccardo Mannerini.
Le premier 33 tours de Tenco sort cette année-là et contient des succès comme Mi sono innamorato di te et Angela, mais aussi Cara maestra qui est rejeté par la commission de censure (la retransmission de ce morceau est interdite pendant deux ans sur la RAI).
En 1963, il rompt son amitié avec Gino Paoli en raison de la relation de ce dernier avec la jeune actrice Stefania Sandrelli, qu’il n’approuve pas.
En septembre de la même année, ses chansons Io sì et Una brava ragazza sont de nouveau bloquées par la censure. Peu de temps auparavant, il avait quitté la maison de disques Ricordi pour Jolly (Joker).
En 1965, après de nombreux reports, il fait son service militaire, mais il sera souvent hospitalisé.
L'année suivante, il signe un contrat avec RCA et sort Un giorno dopo l'altro, qui devient la musique de la série télévisée Le commissaire Maigret. Les autres succès de l'époque sont : Lontano lontano, Uno di questi giorni ti sposerò, E se ci diranno, Ognuno è libero.
À Rome, il fait la connaissance de la chanteuse Dalida et tombe follement amoureux d'elle. Une liaison s'ensuivra, qui sera brutalement rompue par la mort du chanteur.
Toujours à cette époque, il collabore avec le groupe beat The Primitives, conduit par Mal, pour lequel il écrit, en association avec Sergio Bardotti, le texte en italien de deux chansons "I ain't gonna eat my heart anymore", qui deviendra le grand succès "Yeeeeeeh!", et "Thunder'n lightnin", traduit par "Johnny no!" et inclus dans l’album du groupe Blow Up.
en 1967 la nuit tragique "le suicide "
  (copier su Internet)



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire