21/02/2013

Cesare Pavese




"Biographie" Cesare Pavese

• Cesare Pavese naît le 9 septembre 1908 à Santo Stefano Belbo, dans la région la plus sauvage du Piémont, les vastes collines des Langhe.
A six ans, Pavese devient orphelin de père. Il est élevé par une mère seule, autoritaire et puritaine. On peut ainsi comprendre l’origine de la blessure irréparable, due à cette absence d’un modèle viril et l’influence exclusive de la femme, qui marqua la vie de Cesare Pavese.
Il fit toutes ses études à Turin. Ses premières œuvres furent une thèse sur Walt Whitman (en 1930) et une traduction, tout de suite considérée comme exceptionnelle, de Moby Dick (1932), le livre de Melville. Pavese n’était pas inscrit au parti fasciste et n’aimait pas l’enseignement. Il enseigna de façon très irrégulière l’italien, le latin, la philosophie, et obtint, en 1936, le titre de professeur d’anglais. Sa passion était la traduction, ce qui lui permit d’accumuler une expérience critique qui se manifeste dès 1930 par sa collaboration à la revue « la Cultura » (ses articles ont été réunis, après sa mort, en 1951, sous le titre : « La littérature américaine et autres essais »).
En 1936 , Pavese publie chez Solaria son premier recueil de poèmes : Lavorare stanca (Travailler fatigue), de la poésie narrative qui passa inaperçue alors que Pavese fut arrêté et envoyé à Bancaleone, en Calabre, en résidence forcée. Ce n’est qu’en 1943, à la suite d’une réédition, que la critique pris pleine mesure de la valeur du recueil, réaction à l’hermétisme qui donnait à cette époque la poésie italienne.
La crise psychologique et artistique de Pavese, qui le poussa au concret et au spontané, date de son séjour forcé en Calabre. Cette période fut pour lui une époque de méditations sur son métier et le début de la rédaction de son Journal.
A peine de retour à Turin, il fonda avec Leone Ginzburg les éditions Einaudi qu’il allait diriger. Au début des années 1940, Pavese écrivit de nombreuses nouvelles, « simple recherche de style » (La spiaggia), ou mélange de narration et de méditation sur des thèmes de la mystique de l’enfance (Feria d’agosto).
Lors des vingt mois de guerre qui suivirent l’armistice du 8 septembre 1943, Cesare Pavese se retire à Serralunga di Cera, en Lombardie, où il se livra à des méditations solitaires.
Après la libération, Pavese vécut à Rome, puis à Milan, et revint à Turin mais sans jamais cesser de travailler pour la maison Einaudi. Tout en poursuivant son travail d’éditeur, il reprit ses études littéraires sur des thèmes longtemps médités : la campagne, dans son état primitif et sauvage, la banlieue, le Piémont des collines, le monde des paysans et des ouvriers, celui des bourgeois et des mondains où il se mouvait avec moins de sûreté, la tristesse des vies ratées, des espoirs déçus, et la cruauté de la mort. De 1945 à 1950, le travail créateur de l’auteur ne connait aucun répit avec : La Terre et la Mort ; Viendra la mort et elle aura tes yeux ; Dialogues avec Leuco’ ; Le Camarade ; Avant que le coq chante qui comprend La Maison sur la colline, La prison, Le bel été, Le diable sur les collines et Entre femmes seules, roman dans lequel vit le plus réel de ses personnages féminins, Clélia.
A l’automne de 1949, Pavese écrivit en deux mois La Lune et les Feux, souvenir de l’enfance et du monde, son chef-d’œuvre. Pavese est alors certain d’avoir clos son œuvre, d’avoir écrit une « saga complète », d’avoir mis fin au cycle historique de son temps. Et son Journal, publié en 1952 sous le titre : Le Métier de vivre, qui montre bien que Pavese était obsédé par le suicide depuis l'âge de 15 ans, porte à la date du 18 août 1950, cette ultime phrase : « Plus un mot. Un geste. Je n’écrirai plus. »
L’écrivain des collines piémontaises se donne la mort, le 26 août 1950 au soir, en absorbant un barbiturique. Pavese, l’écrivain torturé et auto-torturé, névrosé et angoissé surtout devant les femmes, clos ainsi son aventure intérieure déchirée entre la révolte impossible et la fascination de l’échec, entre la poursuite désespérée de l’amour et l’exaltation désabusée de la mort.


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20/02/2013

Cesare Pavese "le suicide"

27 AGOSTO 1950 MUORE SUICIDA LO SCRITTORE CESARE PAVESE
 Le 27 août 1950, dans une chambre d’hôtel, à Turin, le célèbre poète Cesare Pavese se suicida en absorbant une vingtaine de cachets de somnifère. Afin de mieux saisir le sens de son suicide, il importe de se référer à son journal intime, découvert après sa mort et publié sous le titre Il mestiere di vivere (Le métier de vivre, 2 vol., Paris, Gallimard, «Folio», 1991). Pavese eut une vocation suicidaire, si l’on se fie à ses propres aveux: « C’est seulement ainsi que s’explique mon actuelle vie de suicidé. Et je sais que je suis pour toujours condamné à penser au suicide devant n’importe quel ennui ou douleur. C’est cela qui me terrifie: mon principe est le suicide, jamais consommé, que je ne consommerai jamais, mais qui caresse ma sensibilité » (p. 49). Cependant, il s’estime davantage sujet à l’obsession de l’autodestruction ou de l’auto-humiliation que destiné au suicide. Il méprise la passivité et l’absence de tragique dans le suicide contemporain: «Il faut bien remarquer ceci: de nos jours, le suicide est un moyen de disparaître, il est commis timidement, silencieusement, à plat ventre. Ce n’est plus un acte agi, c’est un acte subi. Qui sait si le suicide optimiste reviendra encore en ce monde?» (p. 55). À mesure qu’on lit son journal, il paraît évident que sa déchirante difficulté de maintenir des relations durables avec les femmes et les exigences d’un amour absolu l’ont conduit à son geste fatal: «Pensée d’amour: je t’aime tant que je voudrais être né ton frère ou t’avoir mise au monde» (p. 91). Non seulement sa misogynie avouée, mais aussi son dégoût à l’égard de ses performances sexuelles et celles des autres indiquent des liens éventuels avec le suicide: « Si saints que nous soyons, savoir qu’un autre baise nous dégoûte et nous blesse » (p. 97). Sa souffrance est née de la solitude qui trouve son origine dans sa conviction que l’amour désintéressé est impossible et que tout est calcul des valeurs, comme il l’exprime dans cet axiome: «La solitude est souffrance — l’accouplement est souffrance — amasser est souffrance — la mort est la fin de tout» (p. 114). Mais avant tout, une sensibilité morale exacerbée et une capacité d’autoanalyse sans complaisance et sans concession sur le plan esthétique ont porté Pavese à son geste ultime.
Avec un sens aigu de la famille patriarcale, Pavese décrit, blessé et non sans blesser, la réduction du pouvoir des femmes  à leur fonction reproductrice: « Et les femmes ne comptent pas dans notre famille. Je veux dire, chez nous les femmes restent à la maison et elles nous mettent au monde et ne disent rien et elles ne comptent pas et nous ne nous en souvenons pas. Chaque femme infuse dans notre sang quelque chose de nouveau, mais elles s’annulent toutes dans cette œuvre et nous, ainsi renouvelés, sommes seuls à durer. » Il a cru enfin trouver l’amour de sa vie en la personne de Constance Dowling, actrice américaine, qu’il a rencontrée à Rome en 1950. Peu après que celle-ci l’abandonne, il se suicidera non sans avoir terminé sa dernière œuvre, La mort viendra et elle aura tes yeux, recueil poétique dont le titre renvoie très explicitement à son amour déçu.
«Je suis, écrit-il, au bout du rouleau. Puis-je te dire, mon amour, que je ne me suis jamais éveillé avec une femme à mon côté, que les femmes que j'ai aimées ne m'ont jamais pris au sérieux et que j'ignore le regard de reconnaissance qu'une femme comblée adresse à un homme? Et que suis-je au monde depuis quarante-deux ans? On ne peut pas brûler la chandelle par les deux bouts - dans mon cas, je lai brûlée par un bout seulement et la cendre, ce sont les livres que j'ai écrits.»
Outre ses dessins, Frédéric Pajak trace par écrit un parallèle entre Pavese et Nietzsche dans L’immense solitude avec Friedrich Nietzsche et Cesare Pavese, orphelins sous le ciel de Turin (Paris, PUF, 1999). Leur destin commun serait la présence exclusive des femmes autour d’eux: « Nietzsche n’a que cinq ans quand son père, doux pasteur luthérien, meurt à trente-six ans d’un ramollissement du cerveau. Son petit frère Joseph tombera soudainement malade et aura des convulsions dont il mourra en quelques heures. Le petit Friedrich vivra avec sa mère, une grand-mère, deux jeunes tantes et sa sœur Élisabeth. Il sera le seul être masculin dans cette petite société de femmes. »(p. 16-17) « Cesare Pavese a six ans quand son père meurt d’un cancer du cerveau à l’âge de quarante-sept ans. Il se retrouve seul avec sa mère et sa sœur aînée Maria. Jusqu’à la fin de sa vie, il habitera chez sa sœur qui lui servira le potage à heures fixes » (p. 19). Autre trait commun avec Nietzsche, la mortalité infantile: avant de mettre au monde Cesare et Maria, la mère avait eu trois enfants morts en bas âge. « C’est à Turin que Nietzsche perd la raison à l’âge de quarante-quatre ans. Son corps survivra une dizaine d’années, mais sa tête est définitivement morte dans les premiers jours du mois de janvier 1889. Et c’est à Turin, au mois d’août 1950, que Cesare Pavese se suicide à quarante-deux ans. » (p. 22-23).
Cesare Pavese a puisé sans doute dans sa propre expérience de la douleur pour décrire celle-ci « comme un jeu que la douleur joue avec elle-même »:
« La douleur est une chose bestiale et féroce, banale et gratuite, naturelle comme l'air. Elle est impalpable, se soustrait à ttoute prise et à toute lutte; vit dans le temps, est la même chose que le temps; si elle a des sursauts et des cris, c'est seulement pour laisser celui qui souffre sans défense, dans les instants qui suivront, les longs instants au cours desquels on goûte de nouveau le déchirement (strazio) passé et et l'on attend le suivant. Ces secousses ne sont pas la douleur proprement dite, ce sont les instants de vitalité inventés par les nerfs pour faire sentir la durée de la vraie douleur, la durée mortelle (tediosa, littéralement: ennuyeuse), exaspérante, infinie du temps-douleur. Celui qui souffre est toujours en état d'attente - attente de la secousse et attente de la nouvelle secousse (sussulto). Vient le moment où l'on préfère la crise du cri à sa propre attente. Vient le moment où l'on crie sans nécessité simplement pour rompre le courant du temps, simplement pour sentir que quelque chose arrive, que la durée éternelle de la douleur bestiale s'est, un instant interrompue - dut-elle encore s'intensifier.
Quelquefois apparaît le soupçon que la mort - l'enfer - consistera encore dans le flux (il fluire) d'une douleur sans sursauts, sans voix, sans instants, toute temps et toute éternité, incessante comme le flux du sang dans un corps qui ne mourra plus. » (Cesare Pavese, Il mestiere di vivere, 30 octobre 1940, Torino, Einaudi, 1952, p. 191, cité par Claude Romano, L'événement et le monde, Paris, PUF, « Épiméthée », 1998, p. 238)
BibliographieJacques Beaudry, Cesare Pavese. L'Homme fatal, Nota Bene, 2002.
Résumé: Qui fut Cesare Pavese ? Le fils d'un père agonisant, le camarade d'un suicidé, l'ami de héros assassinés et un écrivain qui au moment où il atteignit la parfaite maîtrise de son art se donna la mort. Quelles rencontres fit-il ? Il rencontra des hommes, certes, mais des livres plus que des hommes et Peutêtre même, tout compte fait, lui-même plus que personne et rien d'autre. Ce sont ces rencontres qui ont inspiré cet essai où Pavese côtoie des auteurs américains et européens, des contemporains et des auteurs de l'Antiquité, des personnages littéraires, bibliques et mythologiques.Mais qui fut donc Cesare Pavese ? Quelqu'un pour qui la mort ne suffisait pas et qui le dit dans son Journal, le 17 janvier de l'année de son suicide, en déclarant: « Nous sommes au monde pour transformer le destin en liberté. »
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Cesare Pavese
fcom.us.es/.

11/02/2013

▒ Un Berger Allemand, en Argentine depuis 6 ans...

«Capitan», un berger allemand, a élu domicile au cimetière depuis la mort de son propriétaire.
C’est l’histoire bouleversante d’un berger allemand, offert par Miguel Guzman à son fils Damian, pour ses 13ans, en 2005. Un an plus tard, en mars 2006, ce père meurt tragiquement. Le soir des funérailles, en rentrant à la maison, la famille réalise que le chien a disparu. «Nous l’avons cherché partout, j’ai pensé qu’il avait été écrasé sur la route», raconte Veronica Guzman, la veuve du défunt, interviewée sur la chaîne locale de Villa Carlos Paz, dans la province de Cordoba, au centre de l’Argentine.
Il n'a jamais voulu revenir à la maison
«Le dimanche suivant, nous sommes allés au cimetière et «Capitan» était là. Il aboyait et gémissait, comme s’il pleurait», se rappelle Mme Guzman, précisant que le chien ne les avait jamais accompagnés au cimetière et que sa présence demeurait un mystère. «Le dimanche d’après, il a passé un peu de temps à la maison mais a filé dès la tombée du jour. Nous avons compris qu’il ne voulait pas laisser Miguel seul pour la nuit».
C’est ainsi que, depuis 6ans, le compagnon fidèle dort, chaque nuit, sur la tombe de son maître. Le responsable du cimetière, Hecor Baccega se souvient du jour où il a vu arriver ce chien, qui errait entre les tombes. «Il a trouvé celle qu’il cherchait. Et depuis lors, à 6h du soir tapantes, il se couche sur la pierre froide et s’endort». Malgré plusieurs tentatives, «Capitan» n’a jamais voulu revenir vivre à la maison, raconte Damian, aujourd’hui âgé de 20ans. «Il veille sur mon père et je crois qu’il restera là jusqu’à sa propre mort», précisant que son chien était désormais nourri par l’équipe du cimetière. Le Daily Mail qui relaie cette émouvante histoire, rappelle le cas de «Hachiko», un akita inu, qui avait attendu, chaque jour pendant neuf ans à la gare de Tokyo, le retour de son maître qui était mort en mai 1925.
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07/02/2013

Train 76... ◘ Treno 76...


• TRAIN 76... 

Train  sans âme
impassible descend
vers la pointe de la botte
Dans ce wagon sans âme
l'odeur du mélange de
goudron et charbon
assèche mes narines.
Blottie,  je pleure au
fond de cette gigantesque
ferraille sans âme.
Sombre pensée interdite,
m’enveloppe entre ses bras;
Ambiguïté destructrice…

Toi cruel destin,
Tu m’emmènes loin de mes
gracieux rêves de fillette,
vers une destinée inconnue.
Persiflages déchaînant de noirs désires
chassant le vent de mon souffle.
Souvenirs insensés
assourdissant  mes pensées
et portant au loin les perpétuelles
prisonnières larmes séchées...
Dégoûtant silence captive
les réflexions d’un destin détruit;
Toi 96, seul maître de mon destin

    "Lina Randazzo"
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TRENO 76...

Treno senza anima
impassibile scendi
verso la punta dello stivale.
In questo vagone senza anima
l'odore del miscuglio di
catrame e carbone
asciugano le mie narici.
Rannicchiata, piango in
fondo a questa gigantesca
ferraglia senza anima.
Scuro pensiero vietato,
mi avvolge tra le sue braccia...
Ambiguità distruttrice

Tu crudele destino,
Tu mi porti lontano dai miei
graziosi sogni di bambina,
verso un destino ignoto.
Dileggi scatenano neri desideri
cacciando il vento del mio soffio.
Ricordi insensati
assordano i miei pensieri
e portano lontano le continue
prigioniere lacrime seccate.
Disgustoso silenzio conquista
le riflessioni di un destino distrutto;
Tu 96, tu solo padrone del mio destino

    "Lina Randazzo"
Copyright © 2012. All Rights Reserved
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